LECTURE

Association pour la création littéraire chez les jeunes Projet «Les jeunes s’approprient leur littérature» projetjeunesse@hotmail.com

M. Didier Calvet Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes, vous propose trois contes qui ont une dimension esthétique intéressante et qui ont été composés par des groupes fort différents:

"Bien manger" a été réalisé avec des enfants de maternelle pour la 5e série de la collection "Enfants seulement" Il a été illustré avec le support d'un professeur d'art avec des enfants de 3e année.

"L’Huile rouge, l’Igname et la Panthère" a été composé par des enfants du Bénin et illustré par des enfants du Québec, une façon pour eux de connaître la vie, les valeurs et les coutumes des jeunes béninois.

"Une entraide extraordinaire" a été réalisé par des adultes en démarche d'alphabétisation. Un conte d'une grande richesse au niveau des valeurs qu'il véhicule.

"Le roi du village et son berger Mfalme wa mjini na mchunga kondo wake" Réalisé dans le cadre d’activités de créations littéraires organisées par Association des Jeunes Maliens pour l’Épanouissement de la Langue Française dans l’Espace Francophone (AJMELFEF) par Gniré Ivonne Koné pour le texte, Pierre Mulimbi et son équipe (Congo) pour les illustrations, colorié par des enfants du Québec, avec la participation de l’ACLJ.

Bonne lecture!

Bien manger

Réalisé dans le cadre d’activités de créations littéraires organisées par l’Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes par des élèves de 8 à 11 ans dans deux écoles, à Laval (Québec)

C'est l'histoire de deux enfants qui aiment manger.

 

Si tu lis ou écoutes bien l'histoire, tu t’apercevras que Rudolf et Véronique ne mangent pas du tout de la même façon.

Il était une fois deux enfants qui, comme tous les enfants, aimaient manger. Le problème, c’est qu’il y en avait un qui était habitué à manger des bonnes choses et l’autre, des mauvaises.

 

Rudolf avait quatre ans et il commençait à perdre des dents comme certains enfants de son âge. Lui, les perdait parce qu’il mangeait tous les jours du chocolat, des bonbons, des gommes pleines de sucre, des suçons blancs, rouges et orangés.

 

Véronique avait les cheveux longs, les yeux bleus. Elle était belle comme une princesse. Elle avait huit ans et elle allait à l’école. Elle avait beaucoup d’amis et elle savait même lire et écrire. Elle aimait raconter des histoires de princesses et lire des livres qui racontaient la vie des animaux.

Elle adorait savoir tout sur les chevaux, les zèbres, les vaches, les moutons, les cochons les lapins, les chiens, les chats, les caméléons et les tortues.

 

Véronique était en bonne santé parce qu’elle mangeait toujours des bonnes choses à son petit déjeuner, à sa collation, à son dîner et à son souper.

 

Pour son petit déjeuner, son papa et sa maman lui avaient appris à manger des céréales, des fruits, des rôties et des œufs. Souvent, elle buvait du lait, de l’eau, du jus d’orange. Bien sûr, elle ne prenait pas tout ça chaque jour parce qu’elle aurait été malade et elle serait devenue aussi grosse qu’un éléphant!

 

À sa collation, elle avait l’habitude de prendre un fruit : une pomme, une poire, des raisins, ou une banane. Elle prenait aussi un jus soit de raisin, de pomme, d’orange ou de pamplemousse. Parfois, au lieu d’un jus de fruits, il lui arrivait d’avoir dans sa boîte à lunch du lait de soya ou du lait de vache qui était toujours frais grâce à un petit sac d’eau congelée.

Pour son dîner, Véronique avait toujours un plat avec de la salade, des tomates, des carottes crues, de la viande comme de la dinde, du poulet sans la peau ou du steak. Pour le dessert, elle avait souvent un pot de compote que sa maman avait fabriquée.

 

Notre ami Rudolf n’était pas à la garderie aujourd’hui parce qu’il avait mal aux dents. Il lui fallait donc aller chez le dentiste. En plus, il avait mal au ventre et, durant la nuit il avait vomi. Après le dentiste, il avait un rendez-vous à la clinique du docteur Bonnevoie.

 

En arrivant dans la salle d’attente de la clinique, le docteur Bonnevoie lui a dit : « Si tu continues de manger autant de sucreries sans faire du sport ou de l’exercice, tu seras toujours malade et, en plus, quand tu iras à l’école, peut-être que tu vas toujours t’endormir pendant que les autres vont apprendre à lire, à écrire, à parler correctement, à compter, à chanter, à danser et à dessiner.

FIN

retour début de page

Laissez-vous tentez et continuez votre lecture!

 

L’Huile, l’Igname et la Panthère

Réalisé par des enfants du Bénin (Afrique) pour les textes et par des enfants de l’école du Bois-Joli, Laval (Québec) pour les illustrations

L’Huile Rouge, l’Igname et la Panthère se transformaient en femmes en accrochant leurs peaux à un arbre chaque fois qu’elles allaient au marché pour vendre leurs produits. Dossou va les prendre pour épouses en plus de la sienne à condition de tenir un secret.

Si tu lis ou écoutes bien l’histoire, tu verras comment sa première épouse jalouse va réussir à faire dire son secret à Dossou avec les conséquences que cela va entraîner.

 

 

 

L’Huile Rouge (1), l’Igname (2) et la Panthère étaient devenues de très bonnes amies. Tous les cinq jours, elles allaient ensemble au marché. Sur le chemin, il y avait un gros arbre bien touffu. A chacun de leur voyage, lorsqu’elles arrivaient près de cet arbre, elles enlevaient leurs peaux qu’elles accrochaient aux branches et alors, elles se transformaient en femmes pour aller vendre leurs produits. Au retour, elles reprenaient leurs peaux et retrouvaient leurs formes initiales. Et cela durait depuis bien longtemps...

Mais un jour, un chasseur nommé Dossou s’était caché dans l’arbre et les surprit dans leur transformation. Il ne se montra pas mais, après leur départ, il sauta à terre, saisit les peaux et les cacha. Puis il regagna sa cachette en attendant le retour des femmes.

 

Lorsqu’elles eurent fini leur vente, elles revinrent, comme chaque fois, sous l’arbre et, ce jour-là, elles s’aperçurent que leurs peaux avaient disparu. Elles cherchèrent, cherchèrent, cherchèrent encore jusqu’à ce que l’homme descendit de l’arbre. Il leur demanda :

 

" Qu’est-ce que vous regardez comme ça, sous cet arbre ?" Nous cherchons ce que nous avions accroché ici. " Si je vous le retrouvais, qu’est-ce que vous me promettriez en échange ? " Oh, tout ce que tu voudras ! Répondirent-elles en choeur. " Alors, vous allez devenir mes femmes ! " Elles acceptèrent mais elles demandèrent à Dossou :

" As-tu déjà une femme ?" Oui, répondit-il " S’il en est ainsi, tu dois t’engager à ne jamais dévoiler notre secret. " Il promit et il les emmena chez lui où la première femme les accueillit gentiment pensant qu’elles étaient de simples visiteuses. Mais, à sa grande surprise, elles restèrent longtemps. Si longtemps qu’elles purent faire, chacune, plusieurs enfants.

 

Après avoir dévoilé ses secrets, Dossou partit à la chasse comme si rien n’avait changé. Mais dès qu’il eut tourné les talons, la première femme se précipita au marché pour acheter de l’huile rouge, des ignames et de la viande comme elle le faisait autrefois, avant l’arrivée de ces trois femmes.

 

Dès son retour, elle mit la viande sur le feu mais la viande ne grilla pas. Alors elle se fâcha et la renversa. Puis elle mit l’huile rouge à chauffer mais l’huile ne blanchit pas. Alors elle se fâcha de nouveau et la jeta. Enfin, elle essaya de cuire les ignames mais elle ne réussit pas non plus. Alors elle se fâcha encore et les jeta aussi. Puis elle commença à injurier les trois amies.

 

Quand elle fut un peu calmée, elle partit faire sa toilette. A sa sortie, les trois femmes se ruèrent sur elle, la tuèrent, la brûlèrent et la mirent dans une bouteille sur laquelle elles inscrivirent que ces cendres étaient celles de la première femme de Dossou. Puis elles s’emparèrent de leurs peaux dont elles avaient découvert la cachette et se sauvèrent.

A son retour de la chasse, Dossou chercha partout et ne retrouva aucune de ses femmes. Mais, dans la cour, il aperçut bientôt une bouteille portant une inscription. Il s’approcha et, comme il savait lire, il comprit tout de suite ce qui s’était passé. Alors, il se précipita dans la rue et appela : " Au secours ! Au secours ! "

 

Tous les voisins accoururent et le virent tout en larmes mais ils ne purent que constater la situation. C’est pour éviter de telles déconvenues qu’il faut savoir garder un secret.

 Quelques explications :

1 - l’huile rouge : c’est l’huile de palme non raffinée utilisée pour la cuisine et au cours de certaines cérémonies dans la religion animiste.

2 - l’igname : c’est une plante cultivée dans les régions tropicales pour ses tubercules qu’on utilise comme des pommes de terre.

FIN

retour début de page

Voici une autre belle lecture

Une entraide extraordinaire

Réalisé par Maurice Cyr, Martin, Grimard et Geneviève Locas pour le texte et Bertrand Courville et Julie Desautels pour les illustrations. Ces personnes participent à la vie d'Au jardin de la famille de Fabreville (Québec), un organisme communautaire qui offre des ateliers en alphabétisation.

Karine, fleuriste dans un petit village et en même temps étudiante, apprend que son magasin ferme, comme bien d’autres dans la région. Maurice est un retraité généreux et dynamique qui a décidé de suivre des cours d’alphabétisation.

En lisant ou en se faisant lire cette histoire, on découvrira comment il va aider cette jeune fille à se prendre en main en entraînant également Taquin, un jeune peintre, dans une démarche de mise en valeur de la région qui attirera du monde et ainsi, permettra une revitalisation du village.

 

Depuis sa retraite, Maurice étudie en alphabétisation. Il est très vaillant mais, le matin, il éprouve de la difficulté à se rendre à son centre de formation. Il est très ordonné et aime prendre son temps pour réviser ses devoirs. L’apprentissage du français lui tient à cœur.

Karine, elle, est étudiante au cégep à Gargouille, une municipalité très éloignée de chez elle mais qui est reconnue pour l’excellence de ses écoles. Les collégiens y vivent en grand nombre. La jeune fille s’intéresse à l’horticulture. Les fleurs la passionnent. Cette jeune femme, dans la vingtaine, est très sévère pour elle-même. Ses résultats scolaires, quoique bons, la rendent insatisfaite. Elle est trop perfectionniste.

Taquin, suit des cours de dessin. Il est naturellement timide. Enfant, déjà, il était silencieux et subissait l’autorité paternelle. Heureusement que le dessin l’a toujours captivé! Il lui a permis de s’exprimer et de communiquer avec ses amis.

Aujourd’hui Taquin vit seul dans un modeste studio. Il parvient à sortir de sa coquille quand il aide les gens. Il n’hésite jamais à offrir son appui et ses compétences à de jeunes artistes.

Nos trois personnages vivent dans un endroit paisible, en campagne, nommé : La Belle Rivière Ensoleillée. Leurs ancêtres en sont les valeureux pionniers.

Maurice est un homme généreux. Il s’offre pour aider les gens de la petite communauté qui souffrent de pauvreté. Tantôt, il vient au secours d’un démuni, tantôt il réconforte un chômeur. Les paroissiens ont confiance en lui.

Un jour, son bénévolat l’amène à rencontrer Karine. Ils se côtoient depuis longtemps et ont de bons liens d’amitié. Notre amie, ce jour-là, a besoin d’un bon support pour voyager jusqu’au cégep. Son train n’arrive pas et La Belle Rivière Ensoleillée est trop éloignée de la ville Gargouille pour s’y rendre à bicyclette.

Le trajet l’épuise tous les matins. Ce parcours, répété et fort long, prend trop de son énergie. «Comme le train de banlieue tarde à arriver! Il ne passera sûrement pas aujourd’hui.» Se dit-elle.

Notre collégienne, déjà très en retard, fait donc appel à Maurice pour qu’il la voiture jusque là-bas. Karine déteste demander de l’aide. Son amour- propre est affecté mais elle n’a pas le choix.

Lorsqu’elle n’a pas de cours, elle travaille comme vendeuse au magasin général «Chatouille», non loin de chez elle. Elle aime beaucoup son travail mais elle est de plus en plus inquiète parce que les gens quittent progressivement ce village. Il y a de moins en moins de travail à La Belle Rivière Ensoleillée.

Par un samedi du mois d’avril, elle se rend, d’un pas routinier vers le magasin. Tout à coup, son cœur tremble : elle voit une grande affiche sur la devanture : «Vente de faillite».

Karine, bien sûr, s’y attendait un jour où l’autre. La clientèle diminuait de plus en plus à cause de la récession. Les petites entreprises fermaient à tour de rôle. Les habitants devenaient nerveux et inquiets pour leur avenir. «Trop c’est trop!» s’exclame la jeune femme. «Que vais-je faire? Sans argent je ne peux étudier… Et mes rêves! Tout s’envole! Adieu les fleurs!»

 

Désespérée, elle décide de se confier à Maurice. Elle l’appelle la journée même et ses mots se bousculent : « Ah Maurice ! Si tu savais… Tout me tombe sur la tête ! Mes études, mon loyer, tout dégringole et je me sens tomber. Aide-moi, il n’y a que toi à qui je peux dire ces mots! Maurice, très ému, écoute et lui répond : «Tout d’abord calme-toi. Respire par le nez et tente de réfléchir à tête reposée». Il ajoute : «J’ai, je crois, tout un projet d’avenir pour toi!»

Il rappelle à Karine que La Belle Rivière Ensoleillée regorge de fleurs, de plantes, et d’arbres décoratifs variés. «Cette nature est partout dans les sous-bois, dans les vallées boisées et dans notre grande forêt. Notre majestueuse rivière, elle, irrigue toute cette végétation. Ne pourrais-tu pas créer une vaste serre?»

Maurice, enfin, lui recommande fortement de prendre contact avec un dénommé Taquin. «Je le connais peu, mais je le vois souvent travailler avec son chevalet en pleine campagne. Les passants jettent un œil admiratif sur ses croquis et ses peintures. On a même parlé de son talent, dans «Fripouille», le journal de la région.» Karine écoute son ami attentivement et lui dit sur un ton perplexe : «Je ne sais que penser… En quoi un artiste peintre peut-il m’aider?»

 

 

Maurice lui répond avec un grand sourire: «Il peut t’aider en réalisant des dessins de fleurs et d’autres joyaux de la nature. Ses dessins pourront t’amener de la clientèle ! Son art attirera la curiosité et l’intérêt d’un large public et toi, tu leur vendras des fleurs, des fruits et des légumes et tu leur proposeras des circuits touristiques qu’ils pourront visiter après un bon repas que tu leur auras préparé. Je pourrai t’aider. À trois, nous ferons une bonne équipe.

 

Karine accueille bien les paroles de son aîné et accepte ce remarquable projet. Elle va donc à la rencontre de Taquin qui, généralement, peint au pied de la colline Fleurie, nommée ainsi pour ses fleurs magnifiques. Karine se présente à notre artiste. Rapidement, elle lui raconte ses mésaventures. Elle est enchantée de l’entretenir du projet de la grande serre et de sa participation pour attirer les touristes.

 

Taquin accepte avec joie de participer au projet, d’autant plus que les gens achètent moins de ses œuvres à cause de la pauvreté des gens du village. «C’est merveilleux, splendide de réaliser ce projet ambitieux avec vous, mademoiselle Karine! J’en suis ravi. Cette serre sera la huitième merveille du monde, grâce à sa beauté et à sa superficie!»

Tous deux cultivent rapidement un lien d’amitié. Ils ne tardent pas à passer à l’action. Ils laissent à Maurice le soin d’être le grand conseiller de cette réalisation baptisée : «La Serre Majestueuse.» Ils pensent à créer de grandes publicités sur des pancartes, pour attirer l’attention des premiers passants.

Maurice lui, s’occupe d’orchestrer une publicité plus détaillée, plus savante dans les journaux. Il demande au conseil municipal, dont il fait partie, de solliciter du financement auprès des dirigeants de la ville Gargouille. Taquin accompagne Maurice là-bas, car il veut s’impliquer plus largement. Il a beaucoup d’idées à communiquer et l’énergie qu’il met à ce projet lui fait perdre beaucoup de sa timidité.

À la mairie de la ville Gargouille, on accueille sans hésitation un projet aussi poétique que grandiose. On délie les cordons de la bourse et on met en branle toute une campagne publicitaire.

Bientôt tout le Québec est au fait de l’existence future de « La Serre Majestueuse » par l’entremise des journaux, de la radio, de la télévision et d’Internet.

En quelques mois, la serre est presque terminée. Déjà les touristes accourent. Ils sont séduits par la beauté de la région et adorent les spécialités culinaires que notre équipe leur prépare. Karine travaille fort mais elle a maintenant un but dans la vie. Taquin est arrivé à vendre toutes les peintures qu’il avait en réserve dans son grenier et son carnet de commande est déjà rempli pour plus de six mois. À présent, il peut passer toutes ses après-midi à peindre. Il est enfin heureux.

Maurice, lui, adore rendre service à ces jeunes qui en avaient bien besoin pour démarrer dans la vie. Grâce au support qu’il reçoit dans ses cours d’alphabétisation, il a commencé à écrire l’histoire de cette magnifique aventure. Les habitants n’ont jamais été aussi fiers de cette entreprise qui engendre toute une variété d’emplois. Ils voient, enfin, la lumière au bout du tunnel…

FIN

retour début de page

Le roi du village et son berger
Mfalme wa mjini na mchunga kondo wake

un conte composé par des jeunes du Mali, illustration par des jeunes de République Démocratique du Congo coloriées par des enfants de Québec, traduit en Swahili pour offir une plus grande visibilité dans certaines régions d'Afrique, exposé avec une vintaine d'autres à la bibliothèque Langelier, à Montréal jusqu'au 1er mars.

C'est l'histoire d’un roi cupide qui a perdu son bœuf préféré. Si tu lis ou écoutes bien l'histoire, tu apprendras comment un simple berger va retrouver ce bœuf et  comment ses découvertes vont entraîner la chute de ce roi cupide.

Hadisi hiyi inatuonesha ya kama akuna mtu wa kipande, wa ovyo, watu woye ni sawa sawa.Siku moja ,aliye maskini ana weza kuwa tajiri,kama vile aliye pia aliye tajiri ana weza kuwa maskini.

Swahili

Ce roi était très riche il avait beaucoup de bœufs, mais parmi tous ces bœufs il y en avait un qu’il aimait plus que tous les autres. Un jour le bœuf qu’il aimait disparut.

Mfalme huyo alikuwa mtajiri sana, alikuwa na ngombe nyingi, lakini kati ya ngombe hizo,  kulikuwa ngombe mmoja aliyependelea sana kuliko wengine.Siku moja ule ngombe mpedelevu akapotea.

Quand ce bœuf disparut, le roi chassa son berger et son troupeau.

Wakati ngombe huyo alipojpotea, Mfalme aka mfukuza mchungaji wa ngombe na kundi la ngombe pia.

Alors, il fit appel à tous les gens du village pour leur parler. Il leur dit : « Mon peuple, j’ai perdu mon bien aimé bœuf ; celui qui le trouve, je lui donnerai ma fille. »

Halafu ,akaita wakaaji wa mjini kwa kuongea nao.Akasema"Taifa langu , nimepoteza ngombe  wangu mpendelevu ule atakaye mpata , nitampatia binti wangu."

Les gens du village se présentèrent pour la recherche. Le premier groupe partit et ne trouva rien. Le deuxième groupe partit, lui aussi, et ne trouva rien.

Watu wa mjini , wakaenda  kumtafuta ,kundi la kwanza likaenda , bila kumpata, la pili likaenda ,bila kumpata vile vile.

Le berger du roi se présenta devant son maître. Il lui dit : « Mon roi, moi, le berger de ton troupeau, je vais chercher ton bien aimé bœuf. »

Mchungaji akafika mbele ya Bwana wake :Akamwambia "Mfalme wangu ,mimi,mchungaji wa kundi lako la ngombe , nitaenda kumtafuta rafiki wako ngombe.

Le roi lui répondit : « Toi, pauvre type, amener mon bœuf ? Les compétents n’ont pas pu le retrouver, ce n’est pas toi qui me le ramèneras. »

Mfalme akamjibu"Wewe ,mtu maskini, kunileteangombe wangu? Watu kawaida hawakumpata ,siyo wewe

Un des gardes dit au roi : « Laisse le tenter sa chance. » Le roi lui ordonna alors d’aller à la recherche du bœuf. Il partit donc à la recherche du bœuf en brousse. 

Mmoja wa wachunga baraza la Mfalme akamwambia Mfalme"Umwache apime mara bahati yake"Mfalme akamwamuru ili aende kumtafuta ngombe huyo;akaenda kumtafuta ngombe huyo porini.

Avant, quand il accompagnait les bœufs, il chantait une

Mbele ,wakati alipokuwa akisindikiza ngombe

 

chanson :

hizo;alikuwa aki imba wimbo kama ivi:

 

«

Trouma Missi

«

Trouma Missi

 

Masa la kia Trouma Missi

Masa la kia Trouma Missi

 

Mi sira ma saya nyé Trouma Missi

Mi sira ma saya nyé Trouma Missi

 

Ila ban ye saya yé Trouma Missi »

Ila ban ye saya yé Trouma Missi »

 

 

 

 

         

 

Et, partant à la recherche du bœuf, il se mit à chanter cette chanson. 

En chantant, il dépassa le premier troupeau, il ne trouva pas le bœuf ; le deuxième troupeau, le bœuf n’y était pas. C’est arrivé dans le troisième troupeau, que le berger, en chantant sa chanson, vit le bœuf qui se mit à  mugir et à le regarder.

Na ,akienda kutafuta ngombe ,akajiweka aki imba ile wimbo.

Muku imba ,akapita kundi la kwanza la nyama ,akupatikana ngombe mpendelevu,akpita kundi la pilila nyama vile vile akupatikana ngombe huyo  , ni wakati alipofika katika kikundi kya tatu kya nyama ,ndipo mchungaji ,wakati alipo imba wimbo wake , aka ona ngombe iyo ikatikizika na ika anza ku mtazama.

Le berger l’amena avec lui. Étant en route le bœuf dit au berger : « Mon cher, je sais, qu’arrivé au village, le roi va me tuer. S’il me tue, il te dira de prendre une partie de ma chair. Ne l’accepte pas mais tu peux prendre mes intestins. Tu les mettras dans une chambre durant une semaine.

Mchungaji akachukuwa ngombe uyo , walipo kuwa wote wawili njiani, ngombe uyo ili mwambia mchungaji ivi:Mpendwa wangu , na jua ya kuwa tu kisha fika mjinini, Mfalme ata ni uawa.Akini uawa ,ata kwambia uchukuwe nusu ya nyama yangu .Usi itike kubeba nusu la nyama ,lakini una weza kuchukuwa ma tumbo yangu.Uta yatia nyumbani kwako katika chumba moja muda wa juma moja.

Dès leurs arrivée au village, le roi tua son bœuf et demanda au berger de prendre une partie de la chair, mais le berger fit exactement comme le bœuf lui avait dit : il prit les intestins et les mit dans une chambre.

Walipo fika mjinini,Mfalme aka uawa ngombe yake iyo na aka muomba mchungaji achukuwe nusu ya nyama,lakini mchungaji aka kataa, aka fanya kama alivyo ambiwa na ngombe :Aka chukuwa matumbo na , akayatia chumba chake.

Après une semaine il ouvrit la chambre et il trouva une énorme récompense: de l’or, de l’argent et des diamants.

Baada ya juma moja ,akafungua  chumba icho ,aka kuta umo malipo makubwa zaidi:zahabu, feza,alimasi nyingi .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux jours après tout le village se révolta contre le roi et le tua. Tous voulurent le berger comme roi. Et c’est ainsi que le berger devint roi du village.  

Cette histoire nous montre qu’il n’y a pas de demi-homme, tous les gens sont égaux. Un  jour, un pauvre peut devenir riche comme un riche peut devenir un pauvre.

Baada ya siku mbili,muji wote ukamtombokea  Mfalme uyo na waka uawa. Wote wakatamani yule mchungaji awe kama Mfalme.Ni vile mchungaji uo akawa Mfalme wa muji uyo.

FIN

retour début de page

 

Ci-joint un jolie petit conte "Tibor et Thimothée jouent ensemble" en format .PDF.  Il a été réalisé par des enfants de 1ère année et illustré par une jeune fille de 4ieme année. Il inclut également les trois contes que vous venez de lire.

 Cliquez sur l'image pour le télécharger, soyez patient, le fichier est un peu lourd (5,65 meg)

N'hésitez pas à les contacter pour les encourager!

projetjeunesse@hotmail.com

 

Image Flèche retourRetour

Image Singe

Suivant Image Flèche suivant
 

Accueil