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LECTURE
Association pour
la création littéraire chez les jeunes
Projet «Les jeunes s’approprient leur littérature»
projetjeunesse@hotmail.com
M. Didier Calvet Association pour la Création Littéraire chez les
Jeunes, vous propose trois contes qui ont une dimension
esthétique intéressante et qui ont été composés par des groupes fort
différents:
"Bien manger" a été réalisé avec des enfants de maternelle pour la
5e série de la collection "Enfants seulement" Il a été illustré avec
le support d'un professeur d'art avec des enfants de 3e année.
"L’Huile rouge, l’Igname et la Panthère" a été composé par des
enfants du Bénin et illustré par des enfants du Québec, une façon pour
eux de connaître la vie, les valeurs et les coutumes des jeunes
béninois.
"Une entraide extraordinaire" a été réalisé par des adultes en
démarche d'alphabétisation. Un conte d'une grande richesse au niveau
des valeurs qu'il véhicule.
"Le roi du village et son
berger Mfalme wa mjini na mchunga kondo wake"
Réalisé
dans le cadre d’activités de créations littéraires organisées par
Association des Jeunes Maliens pour l’Épanouissement de la Langue
Française dans l’Espace Francophone (AJMELFEF) par Gniré Ivonne Koné
pour le texte, Pierre Mulimbi et son équipe (Congo) pour les
illustrations, colorié par des enfants du Québec, avec la
participation de l’ACLJ.
Bonne lecture!

Bien
manger
Réalisé dans le cadre d’activités de créations littéraires organisées
par l’Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes par des
élèves de 8 à 11 ans dans deux écoles, à Laval (Québec)

C'est l'histoire de deux enfants qui aiment manger.
Si
tu lis ou écoutes bien l'histoire, tu t’apercevras que Rudolf et
Véronique ne mangent pas du tout de la même façon.

Il
était une fois deux enfants qui, comme tous les enfants, aimaient
manger. Le problème, c’est qu’il y en avait un qui était habitué à
manger des bonnes choses et l’autre, des mauvaises.

Rudolf avait quatre ans et il commençait à perdre des dents comme
certains enfants de son âge. Lui, les perdait parce qu’il mangeait
tous les jours du chocolat, des bonbons, des gommes pleines de sucre,
des suçons blancs, rouges et orangés.

Véronique avait les cheveux longs, les yeux bleus. Elle était belle
comme une princesse. Elle avait huit ans et elle allait à l’école.
Elle avait beaucoup d’amis et elle savait même lire et écrire. Elle
aimait raconter des histoires de princesses et lire des livres qui
racontaient la vie des animaux.
Elle adorait savoir tout sur les chevaux, les zèbres, les vaches, les
moutons, les cochons les lapins, les chiens, les chats, les caméléons
et les tortues.

Véronique était en bonne santé parce qu’elle mangeait toujours des
bonnes choses à son petit déjeuner, à sa collation, à son dîner et à
son souper.

Pour son petit déjeuner, son papa et sa maman lui avaient appris à
manger des céréales, des fruits, des rôties et des œufs. Souvent, elle
buvait du lait, de l’eau, du jus d’orange. Bien sûr, elle ne prenait
pas tout ça chaque jour parce qu’elle aurait été malade et elle serait
devenue aussi grosse qu’un éléphant!

À
sa collation, elle avait l’habitude de prendre un fruit : une pomme,
une poire, des raisins, ou une banane. Elle prenait aussi un jus soit
de raisin, de pomme, d’orange ou de pamplemousse. Parfois, au lieu
d’un jus de fruits, il lui arrivait d’avoir dans sa boîte à lunch du
lait de soya ou du lait de vache qui était toujours frais grâce à un
petit sac d’eau congelée.

Pour son dîner, Véronique avait toujours un plat avec de la salade,
des tomates, des carottes crues, de la viande comme de la dinde, du
poulet sans la peau ou du steak. Pour le dessert, elle avait souvent
un pot de compote que sa maman avait fabriquée.

Notre ami Rudolf n’était pas à la garderie aujourd’hui parce qu’il
avait mal aux dents. Il lui fallait donc aller chez le dentiste. En
plus, il avait mal au ventre et, durant la nuit il avait vomi. Après
le dentiste, il avait un rendez-vous à la clinique du docteur
Bonnevoie.

En
arrivant dans la salle d’attente de la clinique, le docteur Bonnevoie
lui a dit : « Si tu continues de manger autant de sucreries sans faire
du sport ou de l’exercice, tu seras toujours malade et, en plus, quand
tu iras à l’école, peut-être que tu vas toujours t’endormir pendant
que les autres vont apprendre à lire, à écrire, à parler correctement,
à compter, à chanter, à danser et à dessiner.
FIN
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Laissez-vous
tentez et continuez votre lecture!
L’Huile, l’Igname et la Panthère
Réalisé par des enfants du Bénin
(Afrique) pour les textes et par des enfants de l’école du Bois-Joli,
Laval (Québec) pour les
illustrations
L’Huile Rouge, l’Igname et la Panthère se transformaient en femmes en
accrochant leurs peaux à un arbre chaque fois qu’elles allaient au
marché pour vendre leurs produits. Dossou va les prendre pour épouses
en plus de la sienne à condition de tenir un secret.
Si
tu lis ou écoutes bien l’histoire, tu verras comment sa première
épouse jalouse va réussir à faire dire son secret à Dossou avec les
conséquences que cela va entraîner.


L’Huile Rouge (1), l’Igname (2) et la Panthère étaient devenues de
très bonnes amies. Tous les cinq jours, elles allaient ensemble au
marché. Sur le chemin, il y avait un gros arbre bien touffu. A chacun
de leur voyage, lorsqu’elles arrivaient près de cet arbre, elles
enlevaient leurs peaux qu’elles accrochaient aux branches et alors,
elles se transformaient en femmes pour aller vendre leurs produits. Au
retour, elles reprenaient leurs peaux et retrouvaient leurs formes
initiales. Et cela durait depuis bien longtemps...

Mais un jour, un chasseur nommé Dossou s’était caché dans l’arbre et
les surprit dans leur transformation. Il ne se montra pas mais, après
leur départ, il sauta à terre, saisit les peaux et les cacha. Puis il
regagna sa cachette en attendant le retour des femmes.

Lorsqu’elles eurent fini leur vente, elles revinrent, comme chaque
fois, sous l’arbre et, ce jour-là, elles s’aperçurent que leurs peaux
avaient disparu. Elles cherchèrent, cherchèrent, cherchèrent encore
jusqu’à ce que l’homme descendit de l’arbre. Il leur demanda :

"
Qu’est-ce que vous regardez comme ça, sous cet arbre ?" Nous cherchons
ce que nous avions accroché ici. " Si je vous le retrouvais, qu’est-ce
que vous me promettriez en échange ? " Oh, tout ce que tu voudras !
Répondirent-elles en choeur. " Alors, vous allez devenir mes femmes !
" Elles acceptèrent mais elles demandèrent à Dossou :

"
As-tu déjà une femme ?" Oui, répondit-il " S’il en est ainsi, tu dois
t’engager à ne jamais dévoiler notre secret. " Il promit et il les
emmena chez lui où la première femme les accueillit gentiment pensant
qu’elles étaient de simples visiteuses. Mais, à sa grande surprise,
elles restèrent longtemps. Si longtemps qu’elles purent faire,
chacune, plusieurs enfants.

Après avoir dévoilé ses secrets, Dossou partit à la chasse comme si
rien n’avait changé. Mais dès qu’il eut tourné les talons, la première
femme se précipita au marché pour acheter de l’huile rouge, des
ignames et de la viande comme elle le faisait autrefois, avant
l’arrivée de ces trois femmes.

Dès son retour, elle mit la viande sur le feu mais la viande ne grilla
pas. Alors elle se fâcha et la renversa. Puis elle mit l’huile rouge à
chauffer mais l’huile ne blanchit pas. Alors elle se fâcha de nouveau
et la jeta. Enfin, elle essaya de cuire les ignames mais elle ne
réussit pas non plus. Alors elle se fâcha encore et les jeta aussi.
Puis elle commença à injurier les trois amies.

Quand elle fut un peu calmée, elle partit faire sa toilette. A sa
sortie, les trois femmes se ruèrent sur elle, la tuèrent, la brûlèrent
et la mirent dans une bouteille sur laquelle elles inscrivirent que
ces cendres étaient celles de la première femme de Dossou. Puis elles
s’emparèrent de leurs peaux dont elles avaient découvert la cachette
et se sauvèrent.

A
son retour de la chasse, Dossou chercha partout et ne retrouva aucune
de ses femmes. Mais, dans la cour, il aperçut bientôt une bouteille
portant une inscription. Il s’approcha et, comme il savait lire, il
comprit tout de suite ce qui s’était passé. Alors, il se précipita
dans la rue et appela : " Au secours ! Au secours ! "

Tous les voisins accoururent et le virent tout en larmes mais ils ne
purent que constater la situation. C’est pour éviter de telles
déconvenues qu’il faut savoir garder un secret.
Quelques
explications :
1 - l’huile rouge :
c’est
l’huile de palme non raffinée utilisée pour la cuisine et au cours de
certaines cérémonies dans la religion animiste.
2 - l’igname :
c’est une
plante cultivée dans les régions tropicales pour ses tubercules qu’on
utilise comme des pommes de terre.
FIN
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Voici une
autre belle lecture
Une
entraide extraordinaire
Réalisé par Maurice Cyr,
Martin, Grimard et Geneviève Locas pour le texte et Bertrand Courville
et Julie Desautels pour les illustrations. Ces personnes participent à
la vie d'Au jardin de la famille de Fabreville (Québec), un organisme
communautaire qui offre des ateliers en alphabétisation.
Karine, fleuriste dans un petit village et en même temps étudiante,
apprend que son magasin ferme, comme bien d’autres dans la région.
Maurice est un retraité généreux et dynamique qui a décidé de suivre
des cours d’alphabétisation.
En
lisant ou en se faisant lire cette histoire, on découvrira comment il
va aider cette jeune fille à se prendre en main en entraînant
également Taquin, un jeune peintre, dans une démarche de mise en
valeur de la région qui attirera du monde et ainsi, permettra une
revitalisation du village.


Depuis sa retraite, Maurice étudie en alphabétisation. Il est très
vaillant mais, le matin, il éprouve de la difficulté à se rendre à son
centre de formation. Il est très ordonné et aime prendre son temps
pour réviser ses devoirs. L’apprentissage du français lui tient à
cœur.

Karine, elle, est étudiante au cégep à Gargouille, une municipalité
très éloignée de chez elle mais qui est reconnue pour l’excellence de
ses écoles. Les collégiens y vivent en grand nombre. La jeune fille
s’intéresse à l’horticulture. Les fleurs la passionnent. Cette jeune
femme, dans la vingtaine, est très sévère pour elle-même. Ses
résultats scolaires, quoique bons, la rendent insatisfaite. Elle est
trop perfectionniste.

Taquin, suit des cours de dessin. Il est naturellement timide. Enfant,
déjà, il était silencieux et subissait l’autorité paternelle.
Heureusement que le dessin l’a toujours captivé! Il lui a permis de
s’exprimer et de communiquer avec ses amis.
Aujourd’hui Taquin vit seul dans un modeste studio. Il parvient à
sortir de sa coquille quand il aide les gens. Il n’hésite jamais à
offrir son appui et ses compétences à de jeunes artistes.
Nos trois personnages vivent dans un endroit paisible, en campagne,
nommé : La Belle Rivière Ensoleillée. Leurs ancêtres en sont les
valeureux pionniers.

Maurice est un homme généreux. Il s’offre pour aider les gens de la
petite communauté qui souffrent de pauvreté. Tantôt, il vient au
secours d’un démuni, tantôt il réconforte un chômeur. Les paroissiens
ont confiance en lui.
Un
jour, son bénévolat l’amène à rencontrer Karine. Ils se côtoient
depuis longtemps et ont de bons liens d’amitié. Notre amie, ce
jour-là, a besoin d’un bon support pour voyager jusqu’au cégep. Son
train n’arrive pas et La Belle Rivière Ensoleillée est trop éloignée
de la ville Gargouille pour s’y rendre à bicyclette.

Le
trajet l’épuise tous les matins. Ce parcours, répété et fort long,
prend trop de son énergie. «Comme le train de banlieue tarde à
arriver! Il ne passera sûrement pas aujourd’hui.» Se dit-elle.
Notre collégienne, déjà très en retard, fait donc appel à Maurice pour
qu’il la voiture jusque là-bas. Karine déteste demander de l’aide. Son
amour- propre est affecté mais elle n’a pas le choix.

Lorsqu’elle n’a pas de cours, elle travaille comme vendeuse au magasin
général «Chatouille», non loin de chez elle. Elle aime beaucoup son
travail mais elle est de plus en plus inquiète parce que les gens
quittent progressivement ce village. Il y a de moins en moins de
travail à La Belle Rivière Ensoleillée.
Par un samedi du mois d’avril, elle se rend, d’un pas routinier vers
le magasin. Tout à coup, son cœur tremble : elle voit une grande
affiche sur la devanture : «Vente de faillite».

Karine, bien sûr, s’y attendait un jour où l’autre. La clientèle
diminuait de plus en plus à cause de la récession. Les petites
entreprises fermaient à tour de rôle. Les habitants devenaient nerveux
et inquiets pour leur avenir. «Trop c’est trop!» s’exclame la jeune
femme. «Que vais-je faire? Sans argent je ne peux étudier… Et mes
rêves! Tout s’envole! Adieu les fleurs!»

Désespérée, elle décide de se confier à Maurice. Elle l’appelle la
journée même et ses mots se bousculent : « Ah Maurice ! Si tu savais…
Tout me tombe sur la tête ! Mes études, mon loyer, tout dégringole et
je me sens tomber. Aide-moi, il n’y a que toi à qui je peux dire ces
mots! Maurice, très ému, écoute et lui répond : «Tout d’abord
calme-toi. Respire par le nez et tente de réfléchir à tête reposée».
Il ajoute : «J’ai, je crois, tout un projet d’avenir pour toi!»

Il
rappelle à Karine que La Belle Rivière Ensoleillée regorge de fleurs,
de plantes, et d’arbres décoratifs variés. «Cette nature est partout
dans les sous-bois, dans les vallées boisées et dans notre grande
forêt. Notre majestueuse rivière, elle, irrigue toute cette
végétation. Ne pourrais-tu pas créer une vaste serre?»

Maurice, enfin, lui recommande fortement de prendre contact avec un
dénommé Taquin. «Je le connais peu, mais je le vois souvent travailler
avec son chevalet en pleine campagne. Les passants jettent un œil
admiratif sur ses croquis et ses peintures. On a même parlé de son
talent, dans «Fripouille», le journal de la région.» Karine écoute son
ami attentivement et lui dit sur un ton perplexe : «Je ne sais que
penser… En quoi un artiste peintre peut-il m’aider?»
Maurice lui répond avec un grand sourire: «Il peut t’aider en
réalisant des dessins de fleurs et d’autres joyaux de la nature. Ses
dessins pourront t’amener de la clientèle ! Son art attirera la
curiosité et l’intérêt d’un large public et toi, tu leur vendras des
fleurs, des fruits et des légumes et tu leur proposeras des circuits
touristiques qu’ils pourront visiter après un bon repas que tu leur
auras préparé. Je pourrai t’aider. À trois, nous ferons une bonne
équipe.

Karine accueille bien les paroles de son aîné et accepte ce
remarquable projet. Elle va donc à la rencontre de Taquin qui,
généralement, peint au pied de la colline Fleurie, nommée ainsi pour
ses fleurs magnifiques. Karine se présente à notre artiste.
Rapidement, elle lui raconte ses mésaventures. Elle est enchantée de
l’entretenir du projet de la grande serre et de sa participation pour
attirer les touristes.

Taquin accepte avec joie de participer au projet, d’autant plus que
les gens achètent moins de ses œuvres à cause de la pauvreté des gens
du village. «C’est merveilleux, splendide de réaliser ce projet
ambitieux avec vous, mademoiselle Karine! J’en suis ravi. Cette serre
sera la huitième merveille du monde, grâce à sa beauté et à sa
superficie!»
Tous deux cultivent rapidement un lien d’amitié. Ils ne tardent pas à
passer à l’action. Ils laissent à Maurice le soin d’être le grand
conseiller de cette réalisation baptisée : «La Serre Majestueuse.» Ils
pensent à créer de grandes publicités sur des pancartes, pour attirer
l’attention des premiers passants.

Maurice lui, s’occupe d’orchestrer une publicité plus détaillée, plus
savante dans les journaux. Il demande au conseil municipal, dont il
fait partie, de solliciter du financement auprès des dirigeants de la
ville Gargouille. Taquin accompagne Maurice là-bas, car il veut
s’impliquer plus largement. Il a beaucoup d’idées à communiquer et
l’énergie qu’il met à ce projet lui fait perdre beaucoup de sa
timidité.
À
la mairie de la ville Gargouille, on accueille sans hésitation un
projet aussi poétique que grandiose. On délie les cordons de la bourse
et on met en branle toute une campagne publicitaire.
Bientôt tout le Québec est au fait de l’existence future de « La Serre
Majestueuse » par l’entremise des journaux, de la radio, de la
télévision et d’Internet.

En
quelques mois, la serre est presque terminée. Déjà les touristes
accourent. Ils sont séduits par la beauté de la région et adorent les
spécialités culinaires que notre équipe leur prépare. Karine travaille
fort mais elle a maintenant un but dans la vie. Taquin est arrivé à
vendre toutes les peintures qu’il avait en réserve dans son grenier et
son carnet de commande est déjà rempli pour plus de six mois. À
présent, il peut passer toutes ses après-midi à peindre. Il est enfin
heureux.
Maurice, lui, adore rendre service à ces jeunes qui en avaient bien
besoin pour démarrer dans la vie. Grâce au support qu’il reçoit dans
ses cours d’alphabétisation, il a commencé à écrire l’histoire de
cette magnifique aventure. Les habitants n’ont jamais été aussi fiers
de cette entreprise qui engendre toute une variété d’emplois. Ils
voient, enfin, la lumière au bout du tunnel…
FIN
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Le roi du village et son
berger
Mfalme wa mjini na mchunga kondo wake
un conte
composé par des jeunes du Mali, illustration par des jeunes de
République Démocratique du Congo coloriées par des enfants de
Québec, traduit en Swahili pour offir une plus grande visibilité
dans certaines régions d'Afrique, exposé avec une vintaine d'autres
à la bibliothèque Langelier, à Montréal jusqu'au 1er mars.
C'est l'histoire d’un roi cupide qui a perdu son bœuf préféré. Si tu
lis ou écoutes bien l'histoire, tu apprendras comment un simple
berger va retrouver ce bœuf et comment ses découvertes vont
entraîner la chute de ce roi cupide.

Hadisi hiyi inatuonesha ya kama akuna mtu wa kipande, wa ovyo, watu
woye ni sawa sawa.Siku moja ,aliye maskini ana weza kuwa tajiri,kama
vile aliye pia aliye tajiri ana weza kuwa maskini.
Swahili

Ce roi était très riche il avait beaucoup de bœufs, mais parmi tous
ces bœufs il y en avait un qu’il aimait plus que tous les autres. Un
jour le bœuf qu’il aimait disparut.
Mfalme huyo alikuwa mtajiri sana, alikuwa na ngombe nyingi, lakini
kati ya ngombe hizo, kulikuwa ngombe mmoja aliyependelea sana
kuliko wengine.Siku moja ule ngombe mpedelevu akapotea.

Quand ce bœuf disparut, le roi chassa son berger et son troupeau.
Wakati ngombe huyo alipojpotea, Mfalme aka mfukuza mchungaji wa
ngombe na kundi la ngombe pia.

Alors, il fit appel à tous les gens du village pour leur parler. Il
leur dit : « Mon peuple, j’ai perdu mon bien aimé bœuf ; celui qui
le trouve, je lui donnerai ma fille. »
Halafu ,akaita wakaaji wa mjini kwa kuongea nao.Akasema"Taifa langu
, nimepoteza ngombe wangu mpendelevu ule atakaye mpata , nitampatia
binti wangu."

Les gens du village se présentèrent pour la recherche. Le premier
groupe partit et ne trouva rien. Le deuxième groupe partit, lui
aussi, et ne trouva rien.
Watu wa mjini , wakaenda kumtafuta ,kundi la kwanza likaenda , bila
kumpata, la pili likaenda ,bila kumpata vile vile.

Le berger du roi se présenta devant son maître. Il lui dit : « Mon
roi, moi, le berger de ton troupeau, je vais chercher ton bien aimé
bœuf. »
Mchungaji akafika mbele ya Bwana wake :Akamwambia "Mfalme wangu
,mimi,mchungaji wa kundi lako la ngombe , nitaenda kumtafuta rafiki
wako ngombe.

Le roi lui répondit : « Toi, pauvre type, amener mon bœuf ? Les
compétents n’ont pas pu le retrouver, ce n’est pas toi qui me le
ramèneras. »
Mfalme akamjibu"Wewe ,mtu maskini, kunileteangombe wangu? Watu
kawaida hawakumpata ,siyo wewe

Un des gardes dit au roi : « Laisse le tenter sa chance. » Le roi
lui ordonna alors d’aller à la recherche du bœuf. Il partit donc à
la recherche du bœuf en brousse.
Mmoja wa wachunga baraza la Mfalme akamwambia Mfalme"Umwache apime
mara bahati yake"Mfalme akamwamuru ili aende kumtafuta ngombe huyo;akaenda
kumtafuta ngombe huyo porini.

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Avant, quand il accompagnait les bœufs, il chantait une
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Mbele ,wakati alipokuwa akisindikiza ngombe |
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chanson : |
hizo;alikuwa aki imba wimbo kama ivi: |
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« |
Trouma Missi |
« |
Trouma Missi |
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Masa la kia Trouma Missi |
Masa la kia Trouma Missi |
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Mi sira ma saya nyé Trouma Missi |
Mi sira ma saya nyé Trouma Missi |
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Ila ban ye saya yé Trouma Missi » |
Ila ban ye saya yé Trouma Missi » |
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Et, partant à la recherche du bœuf, il se mit à chanter cette
chanson.
En chantant, il dépassa le premier troupeau, il ne trouva pas le bœuf ; le
deuxième troupeau, le bœuf n’y était pas. C’est arrivé dans le troisième
troupeau, que le berger, en chantant sa chanson, vit le bœuf qui se mit à
mugir et à le regarder.
Na ,akienda kutafuta ngombe ,akajiweka aki imba ile wimbo.
Muku imba ,akapita kundi la kwanza la nyama ,akupatikana ngombe
mpendelevu,akpita kundi la pilila nyama vile vile akupatikana ngombe
huyo , ni wakati alipofika katika kikundi kya tatu kya nyama ,ndipo
mchungaji ,wakati alipo imba wimbo wake , aka ona ngombe iyo
ikatikizika na ika anza ku mtazama.

Le berger l’amena avec lui. Étant en route le bœuf dit au berger : «
Mon cher, je sais, qu’arrivé au village, le roi va me tuer. S’il me
tue, il te dira de prendre une partie de ma chair. Ne l’accepte pas
mais tu peux prendre mes intestins. Tu les mettras dans une chambre
durant une semaine.
Mchungaji akachukuwa ngombe uyo , walipo kuwa wote wawili njiani,
ngombe uyo ili mwambia mchungaji ivi:Mpendwa wangu , na jua ya kuwa
tu kisha fika mjinini, Mfalme ata ni uawa.Akini uawa ,ata kwambia
uchukuwe nusu ya nyama yangu .Usi itike kubeba nusu la nyama ,lakini
una weza kuchukuwa ma tumbo yangu.Uta yatia nyumbani kwako katika
chumba moja muda wa juma moja.

Dès leurs arrivée au village, le roi tua son bœuf et demanda au
berger de prendre une partie de la chair, mais le berger fit
exactement comme le bœuf lui avait dit : il prit les intestins et
les mit dans une chambre.
Walipo fika mjinini,Mfalme aka uawa ngombe yake iyo na aka muomba
mchungaji achukuwe nusu ya nyama,lakini mchungaji aka kataa, aka
fanya kama alivyo ambiwa na ngombe :Aka chukuwa matumbo na ,
akayatia chumba chake.

Après une semaine il ouvrit la chambre et il trouva une énorme
récompense: de l’or, de l’argent et des diamants.
Baada ya juma moja ,akafungua chumba icho ,aka kuta umo malipo
makubwa zaidi:zahabu, feza,alimasi nyingi .

Deux jours après tout le village se révolta contre le roi et le tua.
Tous voulurent le berger comme roi. Et c’est ainsi que le berger
devint roi du village.
Cette histoire nous montre qu’il n’y a pas de demi-homme, tous les
gens sont égaux. Un jour, un pauvre peut devenir riche comme un
riche peut devenir un pauvre.
Baada ya siku mbili,muji wote ukamtombokea Mfalme uyo na waka uawa.
Wote wakatamani yule mchungaji awe kama Mfalme.Ni vile mchungaji uo
akawa Mfalme wa muji uyo.
FIN
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Ci-joint un jolie petit conte "Tibor et Thimothée jouent ensemble" en format .PDF. Il a été réalisé
par des enfants de 1 ère
année et illustré par une jeune fille de 4 ieme
année. Il inclut également les trois contes que vous venez de lire. Cliquez sur l'image pour le télécharger,
soyez patient, le fichier est un peu lourd (5,65 meg)

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